Jacques BENOIST, sénateur, président du Syndicat Agricole d’Eure-et-Loir et de la Chambre d’Agriculture.

RETOUR

Né en 1881 à Boutigny-Prouais, Jacques Benoist est issu d’une famille d’agriculteurs aisés, laïques et radicaux-socialistes. Après des études au lycée Hoche à Versailles puis à l’Institut National d’Agronomie de Grignon, dont il sort ingénieur, il reprend la ferme de son père. Il poursuit l’application de techniques d’avant-garde, à l’image de son père qui était très impliqué dans la SCAEL et qui avait développé chez lui les expériences dites « de Garola ». Ayant mis au point des semences sélectionnées de céréales, de graines fourragères et potagères, il crée des variétés nouvelles de blé. Pour améliorer son exploitation, il la dote, dès 1911, de l’électricité, à l’aide d’un moteur à gaz pauvre qu’il utilise aussi pour le battage mécanique. C’est par cette expérience que se répand en Eure-et-Loir (un des premiers départements en France) « l’électricité à la ferme ». Fondateur d’une coopérative professionnelle et de syndicats de commune, président du très puissant et très républicain Syndicat Coopérative Agricole d’Eure-et-Loir (SCAEL), de la coopérative de ventes et de la coopérative d’achats du syndicat agricole, président de la caisse régionale de crédit agricole, il est élu sénateur en 1933 avec le soutien de Maurice Viollette.

Inscrit au groupe radical et à la Commission de l’agriculture, il participe à tous les débats agricoles et appuie au Sénat les initiatives de Triballet et du Front Populaire à la Chambre. Battu avec Maurice Viollette aux sénatoriales de 1938, il se retire de toute fonction politique en 1940 et devient, à la Libération et jusque dans les années 50, président de la Chambre d’Agriculture d’Eure-et-Loir.

RETOUR