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Michel CASTAING, Né en 1918, Michel Castaing est le fils de Marcellin et Madeleine Castaing, grands collectionneurs, protecteurs du peintre Soutine et de l’Ecole de Paris. Il grandit entre Lèves (près de Chartres), où ses parents reçoivent les peintres Picasso et Chagall, et Paris, où sa mère anime les salons parisiens des années 50. Successeur de l’antique maison Charavay, il mène une carrière internationale d’expert en autographes. Il y ajoute précocement un engagement politique aux côtés du président du Conseil et père de l’Europe, Robert Schuman, et de Maurice Viollette. Actif militant des organisations laïques d’Eure-et-Loir, il est imposé par Viollette comme secrétaire général de la fédération radicale-socialiste en 1956. Maire de Lèves en 1965, il en fait, en 30 ans de mandat, une des communes les plus agréables à vivre de l’agglomération chartraine. Député-suppléant d’Edmond Desouches en 1967, président de la fédération radicale et espoir des républicains en Eure-et-Loir, il est rejeté vers le centre par la concurrence du Parti Socialiste après 1972. Aux législatives de 1973, arrivé en tête à l’issue du premier tour, il fait les frais, au second tour et contre toute attente, des divisions entre les radicaux d’Eure-et-Loir et le Parti Socialiste, divisions qui assurent l’élection du député de droite. Fidèle toute sa vie au radicalisme, il assiste dans les années 70 et 80 à la marginalisation de son courant politique, mais reste une figure incontournable du département et siège à la direction du Parti Radical. Il rejoint les radicaux de gauche en 1988 et participe avec François Huwart et Edmond Desouches à la reconstruction du parti radical en Eure-et-Loir. Président du Pays Chartrain, candidat aux sénatoriales de 1989, il arrive en tête de tous les candidats de gauche. Décédé en 2004, il laisse le souvenir d’un républicain de vieille roche, chaleureux, doué pour la politique même si sa carrière brisée n’a pas répondu aux espoirs que le vieux Maurice Viollette avait mis en lui. |
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| Michel CASTAING, Maire de Lèves, avait attiré l'attention du Général de Gaulle sur les difficultés des petites communes. | |||