Louis TERRIER,

député-maire de Dreux,

ministre du Commerce et de l’Industrie en 1893.

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Né en 1854 à Annecy, Louis Terrier quitte la Savoie comme contrôleur des contributions indirectes à Paris puis à Dreux jusqu’en 1881. Républicain engagé, il se tourne alors vers le journalisme au « Mot d’ordre » et à « La Marseillaise », avant d’être nommé directeur du « Réveil National », le journal de Ferdinand Gatineau, député radical de Dreux. A la mort de Gatineau en 1885, il participe à la fondation du Comité Républicain Démocratique d’Eure-et-Loir, organe des radicaux, devient conseiller municipal de Dreux, conseiller général, et maire en 1888. En 1889, il se fait élire député en pleine agitation boulangiste, ce qui le pousse à faire bloc avec les républicains plus modérés du département pour contrer l’extrême-droite. Il mène ainsi campagne sous la bannière du centre-gauche et reprend progressivement son indépendance par rapport à la majorité modérée.

Réélu très largement en 1893, il travaille sans relâche à la Chambre des Députés, s’associe à tous les travaux législatifs et entend assumer pleinement la mission de contrôle démocratique que la Constitution donne aux députés. C’est la leçon qu’il tire de la crise boulangiste. En 1893, il est ainsi membre de la commission d’enquête sur le scandale de Panama. Un autre thème de travail est celui du chemin de fer, propriété de grandes compagnies financières aux bénéfices exorbitants, que l’Etat est impuissant à réguler et contrôler. C’est à ce titre qu’au printemps 1893, il entre dans le cabinet Dupuy comme ministre du Commerce et de l’Industrie. Epuisé après la chute du cabinet, il tombe malade, multiplie les congés et meurt député-maire en août 1895.

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